Hello les aventuriers !
Quand j’ai décidé de lancer mon site, j’ai tout construit moi-même avec WordPress, durant mon mois d’août. Le matin sur mon site, et le reste de la journée, a la plage. Je peux vous dire aujourd’hui que c’est l’une des meilleures décisions que j’ai prises. Dans ce guide, je vous explique pas à pas comment créer un site WordPress de A à Z : la mise en œuvre concrète, le choix du thème, les plugins indispensables, l’utilité d’une préproduction, mais aussi les pièges que j’ai évités.
Pourquoi j’ai choisi WordPress pour mon site
Avant de parler technique, une question légitime : pourquoi WordPress plutôt qu’une autre solution ? Le premier argument, c’est l’échelle. Selon les données de W3Techs reprises par plusieurs analyses en 2026, WordPress fait tourner environ 41 à 42 % de tous les sites web du monde, et environ 59 % des sites qui utilisent un CMS connu. Autrement dit, près d’un site sur deux que vous visitez fonctionne avec cet outil. Ce n’est pas un effet de mode : c’est un écosystème mature, documenté et maintenu par une communauté mondiale et…. GRATUIT !
Le deuxième argument, c’est la liberté. Le logiciel WordPress est open source. Je peux l’installer où je veux, l’héberger chez l’hébergeur de mon choix ou chez moi, et personnaliser chaque pixel de mon site. Pour un site comme le mien, qui vit de récits d’aventure et de contenus publiés régulièrement, avoir un outil que je maîtrise de bout en bout est irremplaçable. Enfin, troisième argument : l’annuaire officiel référence plus de 73 000 extensions (plugins) gratuites et plus de 15 000 thèmes gratuits. Quel que soit le problème que je rencontre, quelqu’un l’a déjà résolu avant moi.
Le dernier point, c’est que c’est un CMS. Autrement dit, pas besoin de s’y connaitre en technique. Une fois installé et configuré, vous n’avait plus qu’à publier des articles ! Pas besoin de connaître HTML, PHP, et autre javascript !
Étape 1 : choisir son hébergement et son nom de domaine
Un site WordPress, concrètement, c’est un ensemble de fichiers et une base de données. Il faut donc un endroit où les faire vivre : c’est le rôle de l’hébergeur. Pour un premier site, je recommande un hébergement mutualisé ou un hébergement « managé WordPress ». La différence ? Avec un hébergement managé, l’hébergeur s’occupe des mises à jour techniques, des sauvegardes et propose souvent un environnement de staging en un clic, j’y reviens plus bas, car c’est un critère de choix que j’estime décisif aujourd’hui.
Si la un peu de technique ne vous font pas peur, vous pouvez l’héberger chez vous, sur un Raspberry, un Synology, ou même un vieux PC dédié à ça. C’est la solution que j’ai choisie, sur le Synology que je possède. Ainsi, pas de coût d’hébergement, j’ai juste le coût du nom de domaine, environ 20€ /an
Le nom de domaine, c’est votre adresse sur Internet. Pour ma part, c’est unjouruneaventure.com. Choisissez-le court, mémorisable et proche de votre centre d’intérêt. Si le « .com » de vos rêves est pris, le « .fr » ou le « .net » sont d’excellentes alternatives. Prenez le réflexe de renouvellement automatique : j’ai déjà vu des sites disparaître du web parce que leur propriétaire avait oublié de renouveler le domaine.

Étape 2 : installer WordPress pas à pas
C’est l’étape que l’on redoute et qui est en réalité la plus simple. La grande majorité des hébergeurs proposent un installateur automatique (souvent « Installatron » ou un bouton « Installer WordPress » dans le tableau de bord de l’hébergeur). En cinq minutes et une poignée de clics, vous obtenez un WordPress fonctionnel.
Une fois connecté, je vous conseille de faire immédiatement trois choses : forcer le HTTPS dans les réglages généraux, supprimer les articles et pages d’exemple, et régler les permaliens sur « Titre de la publication » dans Réglages → Permaliens. C’est gratuit, c’est propre pour le référencement, et cela vous épargne des redirections pénibles plus tard.
Pas d’inquiétude, je passe très vite sur l’installation, mais le prochain article dans la catégorie blog sera sur l’installation de WordPress en local, chez vous !
Comment choisir son thème (sans se tromper)
Ensuite, choisissez le thème, c’est l’habillage visuel de votre site. Avec plus de 15 000 thèmes gratuits dans l’annuaire officiel, le choix peut paralyser. Voici la méthode que j’utilise maintenant pour trier rapidement.
Mon conseil le plus honnête : prenez un thème sobre et éprouvé plutôt qu’un thème spectaculaire et fragile. Sur unjouruneaventure.com, ce qui retient mes lecteurs, ce sont mes récits et mes photos, pas les animations du menu. Et si un jour je change de thème, tout mon contenu, écrit avec des blocs standards, survit au changement.

Les plugins indispensables selon moi
Les plugins sont des briques que l’on ajoute à WordPress pour lui donner de nouvelles capacités : formulaire de contact, sauvegarde, référencement, sécurité… Il ya plus de 73 000 extensions gratuites dans l’annuaire officiel, mais il faut savoir résister à la tentation d’en installer quarante. Voici la base que j’installe sur chacun de mes sites, avec leurs fonctions documentées :
Pour moi, ma règle personnelle : pas plus de 8 à 10 plugins actifs, jamais deux plugins qui font la même chose, et je supprime (désinstallation complète, pas simple désactivation) tout ce qui ne me sert pas.
Pourquoi une pré-production a changé ma façon de travailler
La pré-production (ou « staging », ou « préprod »), c’est une copie privée de votre site : même contenu, même apparence, mais inaccessible au public et non indexée par les moteurs de recherche. C’est là que je teste tout : les mises à jour de plugins, les modifications de thème, les nouveaux blocs.
Pourquoi est-ce indispensable ? Parce que WordPress est un écosystème vivant : cœur, thème et plugins s’actualisent en permanence, et une incompatibilité peut tout casser. Mettre à jour directement en production, c’est faire de vos visiteurs les cobayes de vos tests. Un site cassé quelques heures, c’est des lecteurs perdus, et potentiellement un doute sur votre sérieux.
En pratique, trois solutions existent :
Mon déroulé type : j’ai installé deux instances de mon site web en local sur mon Synology. J’écris tous mes articles en préprod, afin de pouvoir voir le rendu avant la publication. Quand je suis satisfait, je copie-colle mon article sur la prod, et j’ajoute les images dans la médiathèque de prod. Et, c’est fini. Idem pour les tests de plugin, je teste sur la pré-prod, vérifie que ça correspond à ce que je cherche à faire, et ensuite, j’installe en prod. Ce simple rituel m’a évité, au bas mot, une dizaine de catastrophes.
Les pièges à éviter absolument
On apprend avec l’expérience ! Et si vous n’en avez pas, voici quelques conseils de base qu’il faut suivre :

Les facteurs de réussite d’un site WordPress
Techniquement, réussir un site WordPress n’est pas difficile. Ce qui est difficile, c’est la régularité. Voici ce que j’identifie comme les vrais facteurs de réussite :
Bien débuter : mon plan sur une semaines
Si je devais recommencer unjouruneaventure.com aujourd’hui, voici exactement ce que je ferais.
Rien de magique : juste de la méthode.
Conclusion : lancez-vous, méthode et patience
Créer un site WordPress n’est plus une aventure technique : c’est une suite d’étapes simples que n’importe qui peut suivre. Hébergement conforme, installation guidée, thème sobre, quelques plugins bien choisis, préprod pour tester.
Ce qui reste difficile, c’est de publier, encore et encore, des contenus qui méritent d’être lus. C’est exactement comme en voyage : l’équipement compte, mais c’est la marche qui fait l’aventure.
Installez, testez, publiez, mesurez, corrigez. Et si cet article vous a été utile, dites-le-moi en commentaire. Je réponds, et je prépare d’autres sur le même sujet.








